L’Approche Philologique

© Enriqueta Martinotti – Tina Martinotti

L’’Approche Philologique dans l’Épigraphie mycénienne :

La langue mycénienne est grecque et le grec est une langue riche en monosyllabes et ses mots à plusieurs syllabes sont composés. Malgré cela, on constate encore aujourd’hui l’’obsession de se pencher sur les terminaisons, les parties accidentelles, qui, en soi et isolées, n’ont aucune signification. Il vaudrait mieux se débarrasser d’’une telle fixation sur les déclinaisons, c’est non seulement une fausse piste mais elle entraîne d’autres erreurs qui empêchent la linguistique mycénienne de trouver les vraies significations.

Partant de ceci, toute traduction d’un texte ancien ne peut  s’accomplir que dans une exégèse, une interprétation critique des textes. Ce travail d’« explication » se compose de l’’analyse des mots ce qui conduit à la prise en compte de plusieurs formes polysémiques par homophonie. Ici, c’est l’examen du contexte à l’intérieure du texte que détermine l’interprétation principale.
Dans l’exégèse, l’interprétation principale et les interprétations secondaires sont là où il entre l’interprétation modérée, non univoque et non équivoque, qui maintient une marge de prudence dans le sens de la notion aristotélique de Phronesis. Cette modération vient être stipulée par les évidences, iconographiques, archéologiques, historiques. C’est pour cet raison que l’épigraphie mycénienne est dépendante des autres disciplines.

© Enriqueta Martinotti

 

 

Musique grecque ancienne