L’Approche Historique

© Enriqueta Martinotti

L’Approche Historique dans la Traduction des Textes Mycéniens

L’’approche des tablettes mycéniennes à été jusqu’à ce jour, non historique, mais plutôt d’un historicisme économique (dans les approches «standard» l’on trouve même le mot “marketing”).  Il faut prendre en compte les conditions dans lesquelles s’’est produit le déchiffrement et les traductions du Linéaire B: La période de l’’après guerre européen, qui semble se refléter de manière univoque dans les interprétations des textes mycéniens… que des listes…… comme s’ils constituent la réalité d’une Europe des années 1950 en pleine réorganisation économique et démographique.
Ces traductions courantes ou, appelons-les « standard », se sont trouvées  jusqu’à maintenant victimes d’une  situation de subjectivité historique, idéologique et même figurative. En trouvant un signe « homme » accompagnée de ce qui semblaient être des numéros, à la fin d’’une série de signes moins identifiables, le chemin plus facile à été de penser qu’il s’agissait d’’une liste de personnes et alors entre le « Nous » et l’«Autre » (les mycéniens), les tablettes mycéniennes ont semblé être des « listes ». Ceci ne pouvait impliquer qu’une seule chose : que tout approche aux textes, donnerait comme fruit que des expressions des empreintes institutionnelles, dans les termes des relations commerciales et / ou des notions de ses hiérarques. Les mycénologues, avant le déchiffrement du Linéaire B avaient déjà déterminé les identités qu’ils aillent lire: des noms des cités, des noms de fonctionnaires, des listes d’ouvriers, etc.
Ces approches sont parties de cet énorme préjugé comptable et pictographique.  Un approche historique plus valide se réalise en prenant en considération que la société mycénienne, comme toute société de l’âge du bronze, était déterminée par une instance religieuse (dans les termes de ce que en anthropologie l’on appelle les principes invariants), avec laquelle se bâtie l’organisation de l’authentique société, dont les rivalités et la violence sont sublimées et s’’amorcent dans le rangement civile. Cette instance religieuse, est celle qui se reflète dans les nombreux artefacts et représentations de culte, mis au jour par l’archéologie, qui nous montrent à quel point les pratiques rituelles avec son système de croyances constituent un élément régulateur de l’ordre civile.
C’est pour cette raison qu’’une véritable approche historique dans l’épigraphie mycénienne, appartient de surcroit plutôt au domaine d’’une histoire de la religion que à une histoire économique comme ça a été le cas dans les interprétations « standard » jusqu’à ce jour.

© Enriqueta Martinotti

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