LINÉAIRE B: LE PRÉJUGÉ COMPTABLE ET PICTOGRAPHIQUE D’UN SYLLABAIRE LOGOGRAPHIQUE, PHONOLOGIQUE ET POLYSÉMIQUE, Tablette Cnosos 17=Ai739.

Tablette de Cnosos 17=Ai739

LINÉAIRE B: LE PREJUGÉ COMPTABLE ET PICTOGRAPHIQUE D’UN SYLLABAIRE LOGOGRAPHIQUE, PHONOLOGIQUE ET POLYSÉMIQUE. Tablette de Cnosos 17=Ai739

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LINÉAIRE B: LE PREJUGÉ COMPTABLE ET PICTOGRAPHIQUE D’UN SYLLABAIRE LOGOGRAPHIQUE, PHONOLOGIQUE ET POLYSÉMIQUE.  Tablette de Cnosos 17=Ai739

©Enriqueta et Tina Martinotti

Les syllabes KO-WO et KO-WA ont été une autre erreur de la théorie idéographique et comptable. Ils ont été fixés comme un hypothétique mycénien korwos et korwa , qui seraient les féminin et masculin23 du grec kóros / kóra; une manipulation déraisonnable afin de les adapter aux besoins de la traduction d’une liste. Cependant, KO-RO existe effectivement dans le Linéaire B, mais comme il n’est pas accompagné de l’idéogramme “homme”, on l’interprète couramment comme « choîros» (cochon), ce que ne respecte pas la consonne. Accepter la méthode de traduction idéographique et comptable signifie agir avec le Linéaire B comme on agit avec un alphabet, une écriture abstraite, non mixte et non polysémique, où l’écriture est l’esclave de la parole24. Dans le Linéaire B chaque signe est un seema, un signe envoyé par les dieux, porteur d’un message qui, seul, signifie une ou plusieurs choses. La polysémie est intrinsèque à ce système et son caractère n’est pas double mais fondamentalement mixte comme le sumérien. Il y a un manque de rigueur à ne pas suivre l’énoncé réel des phonèmes pour les adapter aux besoins d’une théorie comptable et idéographique. Comme par exemple, les compositions cidessous à partir de KO-WA, que Chadwick définissait comme “masculin names” ou “obscure”.

L’idéogramme est susceptible d’une lecture par ce qu’on peut appeler rébus, par lequel on signifie un mot en se servant d’un logogramme dont la lecture phonétique révèle ce qu’on veut faire entendre. Le rébus peut engendrer aussi des variantes polysémiques ou homophoniques.

Lorsque des syllabogrammes paraissent en série, cela ne conduit pas nécessairement à un mot de manière absolue. Chaque syllabogramme est aussi un mot. Pour les distinguer il faut chercher les significations de chaque signe en tant que lexème, en se servant de la polysémie comme cela se fait dans l’interprétation des autres systèmes syllabaires.

 

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