Linéaire B : TI-RI-PO-DE et l’iconogramme “tripode” dans la tablette 236=Ta 641 de Pylos.

et l’iconogramme “tripode” dans la tablette 236=Ta 641 de Pylos.

Le Linéaire B comme un syllabaire phonologique, logographique et polysémique,

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Linéaire B: TI‐RI‐PO‐DE et l’iconogramme « tripode »
dans la tablette 236=Ta 641 de Pylos.
Le Tripode: la représentation de lʹanimal de sacrifice.
© Tina Martinotti

Les célèbres TI‐RI‐PO et TI‐TI‐PO‐DE de la tablette mycénienne de Pylos Ta 641 sont interprétés comme nom. sing. masc. tripos, (de tri‐pod) «ayant trois pieds». Substantivés, ils prennent une deuxième forme avec le nom. duel [?] masc. tripode, «objet à trois pieds» ont
été confirmés par deux fois de façon décisive1 dans le déchiffrement du Linéaire B, dans la mesure où ils sont suivis des iconogrammes de vases à trois pieds. Ces iconogrammes accomplissent une fonction, et cette fonction n’est pas de nous confirmer que le scribe a bien voulu inscrire le mot «tripos» ou «tripode». Pourquoi écrire un mot et y adjoindre en outre un dessin qui le représente ? La fonction de l’iconogramme
entre les signes écrits se doit d’ajouter une information importante. On sait que le tripode était l’objet le plus sacré, à Delphes. Et cet objet sacré à partir duquel la Pythie recevait ses oracles et qui représentait, certainement, la bête sacrifiée qui avait consacré sa patte à la déesse, ne devrait pas se nommer par «casualité». Cette information ajoutée est ce que nous devons comprendre quand nous faisons la lecture juste de TI‐RI‐PO, de TI‐RI‐PO‐DE et de l’iconogramme «tripode».

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